Types de texte

1) Editorial:
Définition : un éditorial est un article qui expose la vraie position du rédacteur en chef d’un journal sur un sujet ou un évènement d’actualité.
Caractéristiques :
- C’est un espace de liberté où s'exprime un certain point de vue donc le ton employé est subjectif.
- Le langage est soutenu.
- La structure est bien organisée avec une introduction, un développement et une conclusion.
- Les arguments sont soutenus pas des faits et des statistiques.
Exemple: 

Edito: Une affaire de moeurs

Al-Ahram Hebdo 06-11-2013

Sujet d’une large controverse, la célèbre émission de l’humoriste Bassem Youssef Al-Bernameg a été subitement suspendue cette semaine par la chaîne CBC qui diffusait ce programme satirique très populaire. L’émission avait repris le 25 octobre, après quatre mois d’interruption suite à la chute du président islamiste Mohamad Morsi. Dans un communiqué, CBC Channel a dit avoir décidé de suspendre ce programme après avoir « visionné l’épisode de vendredi qui a confirmé que les producteurs et le présentateur contrevenaient à la politique éditoriale de la chaîne ». CBC n’a pas précisé dans quelle mesure la politique éditoriale avait été violée mais a indiqué que le programme demeurerait suspendu « jusqu’à ce que les problèmes techniques et commerciaux » soient résolus.

Vendredi 25 octobre, Bassem Youssef avait tourné en dérision l’armée en évoquant la « Sissi-mania » qui a gagné certains Egyptiens, en référence au ministre de la Défense, le général Abdel-Fattah Al-Sissi. Youssef était notamment devenu célèbre pour ses critiques acerbes des Frères musulmans, et de l’ancien président Mohamad Morsi qui en est issu. La justice a ouvert cette semaine une enquête après une plainte l’accusant d’incitation au chaos, de menace à la sécurité nationale et d’insulte à l’armée. L’humoriste avait déjà fait l’objet d’une enquête pour « insulte » contre Morsi et « menace à l’ordre public » lorsque celui-ci était au pouvoir.

Dès son apparition sur la scène après la révolution du 25 janvier, Al-Bernameg a alimenté les rancoeurs. Alors qu’il recueillait un large succès dans les milieux les moins politisés en raison de son style qui rompt avec la monotonie des programmes politiques traditionnels et sa satire sans précédent en Egypte et dans le monde arabe, il était décrié dans les cercles les plus politisés où il était considéré comme « insolent » et « offensant ». Les programmes satiriques existent pourtant dans tous les pays démocratiques à l’instar des Guignols de l’Info en France, avec ses marionnettes connues pour leur sarcasme acerbe. Mais en Egypte, ce genre de satire n’est pas encore entré dans les moeurs, et la manière de l’apprécier dépend en grande partie du camp politique dans lequel on se trouve. Ainsi, la partie qui est visée par la critique se sent toujours «offensée » et « insultée ».

Des facteurs historiques et culturels expliquent en partie cette situation. Dans une société orientale comme celle de l’Egypte, le sarcasme est assimilé à une forme d’irrespect. Mais les raisons, il faut les chercher aussi au niveau des mentalités et du lourd héritage culturel et politique né de plusieurs siècles de pouvoir autocratique. Tourner en dérision le président paraissait inconcevable il y a à peine quelques mois. Et il faudra sans doute des années avant que des programmes comme Al-Bernameg ne soient acceptés par les uns comme par les autres.


Remarques:


-Le texte est bien structuré avec une introduction, un développement et une conclusion

-Présence des citations et des faits confirmant la fiabilité des informations

-L’auteur affirme clairement son opinion à propos de la suspension  du programme Al Bernameg de l’humoriste Bassem Youssef en abordant le problème d’un point de vue culturel, indiquant nettement qu’il « il faudra sans doute des années avant que des programmes comme Al-Bernameg ne soient acceptés par les uns comme par les autres. »

2) Discours:


Occasions pour faire un discours:
Guerres/revolutions (évènements historiques)
- Mariage
- Mort
- Fêtes
- Remise de diplôme
- Discours d'ouverture et de clôture (cérémonies)


Objectifs:
- S'exprimer
- Communiquer
- Informer
- Concillier, unifier, rassembler
- Persuader
- Convaincre
- Motiver


Exemple:

DISCOURS DE M. FRANÇOIS HOLLANDE À KINSHASA, LE 13 OCTOBRE 2012

Le président français s’exprime à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du XIVe Sommet de la Francophonie

Monsieur le Secrétaire général, cher Abdou DIOUF,
Mesdames et Messieurs les Présidents, réunis ici à Kinshasa,
Mesdames et Messieurs, les chefs de délégation, conscients de l’enjeu de la francophonie,
Mesdames et Messieurs, venus nombreux, dans cette grande salle de congrès,
J’ai voulu me rendre personnellement, ici, à Kinshasa au sommet de la Francophonie. D’abord pour une raison simple. Je voulais témoigner du soutien de la France au peuple congolais qui aspire comme chaque peuple à la paix, à la sécurité, à la démocratie.
Je voulais venir ici à Kinshasa, pour exprimer une nouvelle fois ma confiance dans l’avenir de l’Afrique qui est la jeunesse du monde.
Je voulais venir ici, à Kinshasa, pour honorer cette belle et grande cause, qui s’appelle la Francophonie et qui nous réunit tous aujourd’hui, au-delà de nos sensibilités, de nos histoires, de nos différences.
Notre patrie commune — disait un grand auteur français, Albert Camus - « c’est la langue française ».
La Francophonie est bien plus qu’un patrimoine légué par l’Histoire, bien davantage qu’un lien linguistique entre des populations qui parfois s’ignorent.
La Francophonie, elle porte des valeurs, des principes, des exigences. 
Parler le français, c’est une façon de penser, de concevoir le monde.
C’est un message de liberté. C’est en français, que les révolutionnaires de 1789 ont proclamé, et donc écrit, la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen. C’est en français, en 1948, au lendemain de la seconde guerre mondiale, qu’a été rédigée la Déclaration universelle des droits de l’Homme. C’est en français que s’exprimaient les combattants africains pour l’indépendance, ceux qui refusaient la souffrance des peuples asservis. « La langue française, disait Léopold SEDAR SENGHOR, ce merveilleux outil trouvé dans les décombres du régime colonial ».
Voilà le sens de l’identité francophone.
J’exprime ma gratitude à l’égard de notre Secrétaire général, Abdou DIOUF, qui a su, à la fois, préserver l’unité de la communauté francophone et en même temps consacrer la place éminente de l’Afrique dans la Francophonie.
L’Afrique occupe une place éminente.
L’Afrique, c’est le continent où notre langue est le plus parlée. Le français est une langue africaine et elle le sera de plus en plus. En 2050, c’est tout proche, 700 millions d’hommes et de femmes parleront le français, 80% seront africains.
L’avenir de la Francophonie, il est ici en Afrique. C’est vous qui allez porter le français, ses valeurs et en même temps ses exigences.
[..]
Merci.

Remarques:

En vert: Enumeration ternaire

En jaune: parallelisme de construction

En rouge: Inclusion du public

En orange:  Faits et statistiques

En mauve: Anaphore

En bleue: Citations d'auteurs connus

En rose: Allusion a des faits reels

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